mardi 9 novembre 2010

La gentillesse foisonne

Emmanuel était l'invité, jeudi dernier, du 17-20 sur la chaîne LCI. Il a répondu en direct aux questions de Michel Field. Pour revoir un extrait de l'émission, cliquez : ICI.
Pour réentendre son dialogue avec les auditeurs de RCF, lundi dernier  ca se passe : là.  Le livre est aussi recensé dans Famille chrétienne : ICI. L'auteur était aussi l'invité de Frédéric Lenoir dans l'émission « Les racines du ciel » sur France Culture. Pour réécouter ce débat, c'est: ICI. On trouvera enfin ci-dessous sa tribune dans le quotidien Métro. Ce buzz de la gentillesse accrédite en tout cas les analyses de l'auteur sur le caractère contagieux de cette vertu : "La stratégie du gentil consiste à se dire qu'en rendant service, sa petite action ne s'épuise pas dans le service qu'elle rend, dans le geste qu'elle prodigue : elle se prolonge discrètement, elle poursuit son action malgré son agent, dans la communauté des hommes (...). Par une sorte de création continuée, l'homme gentil sème des germes d'humanité pouvant polliniser la nature humaine (...). Le désir réveillé par la gentillesse devient désir de gentillesse : il sème des graines à tout vent, se bouture à tout-va, pousse ici et foisonne là.".

14 commentaires:

  1. C'est pas un peu "gentillet" la gentillesse ? C'est pas un peu une vertu aux rabais ? et surtout si l'on met les exigences morales si bas, ne risque-t-on pas de se retrouver bientôt aux ras des paquerettes ?

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  2. bonsoir monsieur, vous rendez bien à la télé. j'achéterai votre livre et j'aurai votre dédicasse avec (rires). Cordialement. Axelle Coto Terminale CFE

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  3. Pour le moins, "au ras des pâquerettes", on a peut-être, plus de chances qu'ailleurs de trouver alentour quelques marguerites à effeuiller pour savoir si elle nous aime, un peu, beaucoup etc C'est moins cher que Madame Irma.

    maurice

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  4. Cher Monsieur, vous qui vous faîtes dans ce livre le chantre des gentils, quelles actions nous conseillez-vous en cette semaine de la gentillesse ?

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  5. Cher Yvan, la gentillesse n'est pas plus gentillette que la philosophie de Platon n'est platonique, celle d'Epicure épicurienne ou celle de Machiavel machiavélique. La gentillesse n'est pas une vertu des sommets, mais des sous-sols. Elle s'épanouit dans les rhizomes plus que dans les tiges. Si vous êtes amateurs d'altitude, vous serez probablement déçus; dans le cas contraire, vous n'aurez ni le vertige ni l'ivresse des profondeurs: juste le goût des choses efficaces. Mais il n'est pas sûr que ceux qui dénigrent la gentillesse soient à la hauteur des sages et des saints, du courage et de la charité. le mérite de la gentillesse, c'est qu'elle est praticable au quotidien.

    L'auteur

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  6. Cher Maurice, comme Yvan vous n'aimez pas les paquerettes. Je ne les déteste pas, mais si vous lisez mon livre, vous verrez que j'y défends les plantes qui font des touffes de racines plutôt que des tiges. Du coup, la fleur qui illustre le mieux la gentillesse, c'es le lys; peut-être parce que la gentillesse est noblesse et non faiblesse.

    L'auteur

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  7. Chère Axelle,
    rassurez-moi et dites-moi que la télévision n'est pas le lieu de labellisation de l'écrit. Faites-vous une idée par vous-même et je vous dédicacerai le livre bien volontiers!

    L'auteur

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  8. Cher Anonyme (n'oubliez pas d'indiquer votre nom même si vous devez sélectionner la rubrique "anonyme" pour laisser votre message), je ne prescris rien car je ne suis ni médecin ni curé ni moraliste. Je vous renvoie aux expériences du quotidien qui fourmillent et qui peuvent aisément vous offrir l'occasion d'être un nouveau gentilhomme: aider une personne âgée à traverser la rue en lui cèdant le passage lorsque vous êtes en voiture, offrir à la personne seule qui vous demande un peu d'attention un peu de votre temps,monter la poussette d'une femme enceinte dans ses escaliers qui n'en finissent pas dans certaines stations de métro, etc. Plus généralement, être attentif aux situations qui vous permettrent de vous ouvrir à autrui. La liste est infinie des petits services qui peuvent soulager les uns et les autres de leurs fardeaux.

    L'auteur

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  9. Etre gentil n'empêche pas de faire preuve de discernement pour ne pas disperser sa gentillesse à tout vent, soyons d'abord gentil avec les gentils. Mais qui est gentil et qui ne l'est pas ? Etre gentil n'empêche pas d'être autoritaire à condition d'être juste et d'être dur à conditio de commencer par soi-même, d'apprendre à dire non au risque de ne pas dire oui quand il le faudrait. J'ai payé très cher et je continue à payer le fait de ne pas avoir appliqué ces quelques principes, aujourd'hui je suis devenu dur avec moi et avec les autres et j'ai beaucoup moins de problèmes mais je sais que l'on continu à me trouver gentil malgré moi. Comme je n'ai plus les moyens financiers d'être gentil, comme j'ouvre mon carnet d'adresse avec prudence, comme je commence toujours par rendre un petit service même si on m'a sollicité pour un plus grand service ... ceux qui continuent à me trouver gentil sont quand même de moins en moins nombreux ... cela ne m'empêche pas d'être à l'écoute des autres, de sourire, d'échanger un regard, de dire bonjour, de dire merci ...

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  10. Bonsoir anonyme qui a payé cher le fait d'être gentil. Je ne crois pas que la gentillesse doive être systématique si c'est au prix d'une soumission à autrui. Je prends dans le livre l'exemple de Séraphine de Senlis (p10, cf le très beau film éponyme sorti en 2008 avec Yolande Moreau), bonne à tout faire du village, qui débarrasse les autres des tâches qu'ils ne veulent pas faire. La gentillesse se distingue de la sollicitude (cf Alain, p114-115): ce n'est pas en allant au devant des autres qu'on est gentil, mais en répondant à de réels problèmes. Si Séraphine agit par subsidiarité, elle n'est plus dans la gentillesse, mais dans la sujétion, c'est-à-dire dans l'assujettissement aux autres. La gentillesse suppose que nous puissions dire non, ce que vous avez fini par faire, mais elle n'implique nullement qu'on se ferme pour autant aux autres qui doivent comprendre que vous êtes disposé(e) à rendre service, non à vous laisser exploiter. Je le répète: la gentillesse n'est pas gentillette, mais elle peut nous donner le goût des autres et nous ouvrir le chemin de la sagesse ou de la sainteté. Elle est une modalité de l'amour - par l'ouverture sur autrui qu'elle nous invite à faire - et de la liberté - par le pouvoir de ne pas accéder à la demande qui nous est faite. Courage!

    L'auteur
    PS: pensez, en sélectionnant anonyme, à rajouter si vous le souhaiter votre prénom

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  11. Sans la gentillesse le monde serait encore plus gris qu'il n'est aujourd'hui - Bien sûr la gentillesse ne résoudra pas à elle seule tous les maux de cette terre mais elle peut contribuer à la rendre plus agréable et plus douce, ce qui n'est déjà pas si mal.
    Je pense que la gentillesse rend heureux celui la donne et celui qui la reçoit - Alors pourquoi s'en priver ? BRAVO à l'auteur - Ce livre devrait être remboursé par la SÉCURITÉ SOCIALE, ce ne serait que justice. Lisez-le !!!!!! Claude OBERKAMPF

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  12. Cher(e) Claude,

    La sécurité sociale est mal en point, mais je suis sûr que si la gentillesse se répandait, les français auraient moins besoin d'y recourir. Quant au bonheur, il suppose une alchimie à laquelle la gentillesse peut se mêler sans garantie de succès. Merci Claude de vos encouragements!

    L'auteur

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  13. Merci à tous ceux qui osent écrire, filmer ou chanter la gentillesse.
    J'ai vu des cyniques qui pleurent au cinéma devant une scène de bienveillance, sans reconnaître la gentillesse du quotidien un quart d'heure après avoir séché leurs larmes. Ces larmes de lâcher prise sont quand même une petite victoire, même si elles coulent discrètement dans le noir.
    Etre gentil n'est pas difficile, oser le revendiquer l'est moins alors encore un immense merci à vous

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  14. Merci Catherine de ce témoignage. les larmes sont un aveu et un exploit pour ces gens là. Elles sont le début d'une possible conversion

    L'auteur

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